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SPF, DKIM, DMARC : configurer son domaine pour la délivrabilité

SPF, DKIM, DMARC : trois sigles barbares qui décident si tes emails arrivent ou se font jeter. Depuis 2024, Google et Yahoo en font une condition d'entrée, pas une option. Voici ce que chacun fait, en français, et comment les mettre en place sans être ingénieur réseau.

Taux de réussite de l'authentification email (Q1 2026)Pourcentage de messages qui passent chaque contrôle. Source: PowerDMARC, 2026.Taux de réussite de l'authentification email (Q1 2026)SPF80%DMARC89%
Pourcentage de messages qui passent chaque contrôle. Source: PowerDMARC, 2026.

Pourquoi ces trois protocoles sont devenus obligatoires

En 2024, Google et Yahoo ont durci les règles pour tout expéditeur de plus de 5000 emails par jour : SPF, DKIM et DMARC sont devenus exigés. En cas de non-conformité, les emails ne partent pas en spam, ils sont rejetés au niveau SMTP (Redsift, 2026). Microsoft a emboîté le pas. La règle vaut désormais pour quasiment toutes les grandes boîtes mail.

L'adoption progresse mais reste incomplète : DMARC atteint 52,1% des principaux domaines en 2026, contre 47,7% en 2025 (PowerDMARC, 2026). Autrement dit, la moitié des domaines sont encore mal protégés. Bien configurer le tien, c'est déjà prendre une longueur d'avance, autant pour ta délivrabilité que contre l'usurpation d'identité (quelqu'un qui enverrait des emails en se faisant passer pour toi).

SPF : qui a le droit d'envoyer pour toi

Le SPF (Sender Policy Framework) est une liste d'invités. Tu publies, dans ta zone DNS, les serveurs autorisés à envoyer des emails en ton nom. Quand un message arrive, le serveur du destinataire vérifie : l'expéditeur est-il sur la liste ?

Concrètement, c'est un enregistrement TXT du type v=spf1 include:_spf.tonfournisseur.com ~all. Le taux de réussite SPF est passé de 74,27% à 80,24% entre début 2025 et début 2026 (PowerDMARC). Piège classique : trop d'outils différents qui dépassent la limite de 10 lookups DNS, ce qui casse le SPF. Garde-le propre.

DKIM : la signature qui prouve l'authenticité

Le DKIM (DomainKeys Identified Mail) ajoute une signature cryptographique à chaque email. C'est comme un sceau de cire : si le contenu est modifié en route, le sceau casse, et le destinataire le sait.

Tu génères une paire de clés. La clé publique va dans ton DNS, la clé privée reste chez ton fournisseur d'envoi qui signe automatiquement. Le destinataire compare. DKIM prouve deux choses : que l'email vient bien de ton domaine, et qu'il n'a pas été trafiqué. La plupart des fournisseurs (Google Workspace, Microsoft 365, ton outil d'envoi) te donnent l'enregistrement à copier-coller.

DMARC : le chef d'orchestre

Le DMARC dit aux boîtes mail quoi faire quand un email échoue à SPF ou DKIM. C'est la politique. Trois niveaux :

  • p=none : surveillance seule, aucune protection. Plus de la moitié des domaines avec DMARC restent bloqués ici (PowerDMARC, 2026).
  • p=quarantine : les emails suspects vont en spam.
  • p=reject : les emails suspects sont rejetés. Le vrai niveau de protection.

DMARC vérifie aussi l'alignement : le domaine affiché doit correspondre à celui validé par SPF ou DKIM. Le taux de réussite DMARC a atteint 88,99% début 2026 (PowerDMARC). Commence en p=none pour observer, puis passe en quarantine, puis reject.

Comment vérifier que tout fonctionne

Trois façons simples de contrôler :

  • Envoie-toi un test vers une autre adresse, ouvre les en-têtes du message et cherche "PASS" à côté de SPF, DKIM et DMARC.
  • Utilise un outil de check DNS gratuit (MXToolbox, Mail-Tester) qui lit tes enregistrements et signale les erreurs.
  • Lis tes rapports DMARC : l'enregistrement peut envoyer des rapports quotidiens à une adresse que tu choisis, pour repérer qui envoie en ton nom.

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Questions fréquentes

SPF, DKIM et DMARC sont-ils obligatoires ?
Oui pour tout expéditeur de plus de 5000 emails par jour depuis les règles Google et Yahoo de 2024. Sans eux, les emails sont rejetés au niveau SMTP (Redsift, 2026).
Quelle est la différence entre SPF, DKIM et DMARC ?
SPF liste les serveurs autorisés, DKIM signe l'email pour prouver son authenticité, et DMARC dit quoi faire en cas d'échec et vérifie l'alignement des deux.
Faut-il passer DMARC en p=reject tout de suite ?
Non. Commence en p=none pour observer les rapports, passe en quarantine, puis en reject. Plus de la moitié des domaines restent bloqués en p=none, qui ne protège pas (PowerDMARC, 2026).
Comment vérifier que mes enregistrements sont bons ?
Envoie-toi un email test et lis les en-têtes (cherche PASS), ou utilise un outil gratuit de check DNS comme MXToolbox ou Mail-Tester.

Sources des données: PowerDMARC, Google and Yahoo Email Authentication Requirements 2026 (powerdmarc.com/google-and-yahoo-email-authentication-requirements), Redsift, 2026 bulk email sender requirements checklist (redsift.com/guides/bulk-email-sender-requirements), DuoCircle, DMARC SPF DKIM 2026 (duocircle.com/blog/dmarc-spf-dkim-2026-email-authentication-regulatory-requirement-best-practice), TechnologyChecker, DMARC adoption statistics 2026. Chiffres 2025-2026, à titre indicatif.